Divagations plurielles d'une Mère Grand parmi six générations

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jeudi 29 décembre 2016

Vœux pour 2017


Vœux-pour-2017

lundi 28 novembre 2016

Renaissance d'un blog ?




Silence – blog depuis plus d'une année ? Que fait-elle l'Aïeule ?

Eh bien elle vit, écrit, cultive, lit, rencontre, fabrique des confitures, écoute les voix du monde et se plaît à penser à vous tous-toutes et à chacun(e) de vous.

En particulier je viens de terminer « Émergences féminines » qui va s'installer dans mon blog  en ce mois de décembre 2016.

À la suite de :

  • Échos et empreintes (2013 )

  • Jeunesse en herbe : avoir treize ans (2014 )

  • S'il y a du sacré en ce monde c'est bien la vie » (2015 )

  • Résistances non violentes (2015 )

De courtes présentations de ces témoignages sont suivies de liens ouverts à l'ensemble des textes.

Aux lecteurs-consultants n'appréciant pas de lire longuement sur écran, je propose de vous faire parvenir - à votre demande - une ou plusieurs de ces brochures-papier, plus agréables à feuilleter.

Je vous remercie pour votre intérêt et surtout pour vos remarques et vos questions !

Elles me sont importantes alors que je pense m'engager dans un nouveau travail.

Les Déserts, Ce 27 novembre 2016 Chantal dite L'Aïeule !

chantal.meignan@wanadoo.fr

Émergence féminine

Avant propos

Pas plus intellectuelle que manuelle, ni écrivaine, ni experte en quoique ce soit, juste artisane de ma vie de femme, je souhaite tisser ici la trame des ingrédients qui ont nourri mon féminisme.
Mes vécus m’ont forgée au cours de nombreuses décennies où il m’a fallu sans cesse inventer des stratégies pour rester debout et renouveler mes énergies, parfois au delà du raisonnable.
Malgré des handicaps considérés indépassables – être une femme d’âge mûr, seule parmi ses huit enfants- il me fallut PROUVER que j’étais – aussi - apte à assumer DES responsabilités, sociales, culturelles, professionnelles, politiques, en même temps que MES responsabilités familiales, personnelles.
Avant que sombre dans un oubli anonyme, mon passage en ce monde, je veux dire, ce qui, comme beaucoup de femmes, m’a permis de bien vivre, de vivre en dignité, en fierté, hors toute hypocrisie, dans une société qui ne favorise pas une telle démarche. Juste une trace dans le sable... en ce début du XXI°siècle. C’est là le motif qui « m’ agit » vers un but incertain : celui de témoigner avec de simples mots, des mots maladroits, le sens de ces actions menées durant une vie !
A vous de jouer avec un œil critique tout en restituant chaque événement dans son histoire, qui elle, a un suivi historique.
Merci à vous pour vos patiences et vos légitimes interrogations !

La triple peine des femmes ?

Témoigner

Témoigner ?
Dans la marmite bouillonnante d’idées où s’entrechoquent de sourds remous je veux, par quelques témoignages, déboulonner pas à pas des idées et des comportements surannés tout en évitant des sorties de route ! En moi se confrontent rages, compassion, volonté transformatrice et espoir ; parfois désespoir et peine...oui, des peines profondes.
Nous portons, nous femmes, de rudes responsabilités quant à la manière dont nous enroulons nos quotidiens, nos présents, nos vécus aux prises avec nos aspirations. De telles démarches modifient nos regards et nos consciences sur nos entourages ; et en retour elles transforment le regard porté sur nous.
Des avancées réduisent les écarts (non les différences) entre nous et nos compagnons. Ce travail fondamental, est une base incontournable de ce qui révolutionnerait une démocratie handicapée par l’argent-roi, par des hiérarchies pétrifiées et des pouvoirs aussi puissants que moribonds, imprégnés de ces machismes opérant tels des rhizomes ...

« Aile »entre Terre et Ciel

Tais toi !

Dires d’un père français, à sa fille en 1945:
«Tu n’ es qu’une femme, ma fille !» Une certitude !
Et plus couramment : «Comme tu es mignonne ! Es tu sage comme une image ?
Tu fais des caprices de petites filles ...»
Autres certitudes colportées sans retenue:
«les femmes sont les « poubelles » des hommes !»
«Tu accoucheras dans la douleur et le sacrifice ...»
De telles informations en rien exceptionnelles, s’inscrivent dans les mémoires, les consciences de soi et du genre féminin.
Informations enregistrées ? La plupart du temps, sans bruit ; ainsi des contradictions bouillonnent dans les têtes de ces jeunes « mal apprivoisées » ! Pourtant c’ est au fer rouge que ces « certitudes » marquent les conceptions, forgent les identités, les idées de « Soi » ! Et ce ne sera pas aisé de les extirper des consciences : ce genre d’idées (perverses) se trouvent plus souvent confirmées que contredites ou combattues.
Sans crainte du ridicule d’une imbécillité ressassée.

Femmes du monde

Femmes en différences ?

Une évidence : Les modes de vie, de pensée, de devenir des femmes du monde, ont une influence déterminante ; que l’on soit femme asiatique, européenne, africaine, australienne, américaine, que l’on soit femme de passés récents ou lointains, les modes de vie creusent entre elles des différences indéniables. Des différences historiques qui se trouvent peu à peu estompées par les évolutions et par les brassages de populations ; mais elles ne masquent que partiellement ce qui leur est commun. Les femmes manifestent clairement, sous un
même dénominateur, une sororité forte parce que vécue par elles, quelles que soient leurs origines. Or de cette sororité il en est peu question, comme de la plupart des avancées féministes. Ce sont des sujets considérés secondaires, d’intérêts moindres, majoritairement ; pourtant il y a là un questionnement pour certains et parfois même un danger de civilisation : Je diaboliserais volontiers de tels machistes pour en moquer les certitudes et les pouvoirs d’un autre âge!
Profondément antiraciste, anti sexiste, mais pacifiste et féministe, ce qui retient mes attentions, ce sont les traits d’union qui émergent et se développent dans les courants des vies des femmes. D’où qu’elles soient !

Quelques « Dires » : de chercheuses,

 écrivaines... et autres !

L’état des savoirs ; sous la direction de M.Maruani (extraits) :

– Femmes, genre et sociétés :
Point de vue historique récent : La seconde moitié du XX°siècle fut, dans l’ensemble des pays développés et tout particulièrement en France porteuse de transformations sociales majeures pour les femmes : la liberté de l’avortement et de la contraception, le droit de vote et la parité, la croissance spectaculaire de l’activité professionnelle et la percée des scolarités féminines sont de vraies conquêtes. Même si elles demeurent pour l’heure, inachevées. Au delà du statut et de la place des femmes dans la société, ces mutations ont sérieusement affecté les relations entre hommes et femmes. Ont-elles pour autant véritablement entamé la domination masculine?
Ont-elles réussi à construire les fondations de l’égalité réelle des sexes ? »

Ouvrages d’où des textes ont été

empruntés :

– Erri de Luca : Sur la trace de Nivés (Gallimard)
– Wangari Maathai : Celle qui plante des arbres (Elledocument)
– Darinaal-Joundi : Le jour où Nina Simone a cessé de chanter (Actessud)
– Colum Mc Cann : Zoli (10-18)
– Yasmina Khadra : Les hirondelles de Kaboul (Julliard)
– J.Malaurie : Lettre à un Inuit (Fayard)
– Florence Aubenas : Le quai de Ouitreham (Olivier)
– Charlotte Bienaimé : Féministes du monde arabe (Lesarènes)
– Geneviève Fraisse : Les excès du genre (Lignes)
– M.Maruani : Femmes, genre et sociétés (Découverte)
– Marguerite Duras : La passion suspendue (Seuil)
– Jeanne Benameur : Pas assez pour faire une femme (Babel)
– Jorn Riel : Le jour avant le lendemain (10/18)
– Simone Veil : Une vie (Poche)
– Martin Winckler : Le Choeur des femmes (Folio)
– Silvia Path : poème
– Silvia Federici : Caliban et la sorcière (La rupture)
– Fanny Gallot : En découdre (LaDécouverte)
– Fanny Duthil : Histoire de femmes aborigènes (Puf)
– Atiq Rahimi : Synguésabour (folio)
– Isabelle Delloye : Femmes d’Afghanistan (Phébus)
– Jeanne Benameur : Otages intimes (Actessud)
– Fatou Diome : Le ventre de l’Atlantique (A.Carrière)
– Annick Cojean : Les Proies (Grasset)
– Noam Chosky : Autopsie des terrorismes (Agone)
– Lucien Sève : Pour une science de la biographie (E.Sociales)
– Lucien Sève : L’homme (LaDispute)
– Angela Davis : Femmes, race et classement
– Empreintes d’Elles : par un collectif
– Moshe Lewin : Les sentiers du passé
– Olympe de Gouges : Femmes réveille toi
– Gisèle Halimi :La clause de l’Européenne la plus favorisée
– ElsaTriolet : la mise en mots
– Anne Sylvestre : écrire pour ne pas mourir
– Elsa Dorlin : Sexe, genre et sexualités (Puf)
– Bertrand Badie : Nous ne sommes plus seuls au monde (LaDécouverte)

Ouvrage réalisé par :

Chantal Meignan ; habitante des Déserts 73230
«chantal.meignan@wanadoo.fr»

Remerciements

C’est avec plaisir que je voudrais remercier chaleureusement toutes les amies qui m’ont accompagnée dans cette aventure d’écriture de témoignages :
A la re lecture : Sylvie Martin, Sylvie Halwach, Nicole Garnier, Magali Thiboud, et un jeune gars : Léonard Coulome !
Aux illustrations : Magy-art pour les « Corps de femmes » et les « claires obscures » . Avec des emprunts à Ernest Pignon Ernest ; Picasso, Léger, Matisse, Laurent Corvaisier.
L’illustration de la couverture est d’Anne de Seynes.
Travaux d’infographiste : Sophie Trogneux : « sophie.trogneux@gmail.com »
A la reliure : Brigitte Seror : « seror.brigitte@laposte.net » Atelier à Aix les Bains
A la reproduction : Mylène d’Alpes buresau
Au blog et aux superbes enveloppes brodées : Véronique Azéma ; Le Favre ; 73230 Les Déserts qui décline : « De cimes en aiguilles ». www.de-cimes-en-aiguilles.org
A vous toutes, je veux dire ma reconnaissance émue pour vos patiences et vos sourires !
Des coquilles ? Des fautes d’orthographe ? Des idées dépassées ? Des répétitions ? Des questions ? Des critiques?
Merci à toi, merci à vous, de me les formuler, de nous les signaler !

Toute ma reconnaissance émue, à ce Grand-Père Henri Gast (1858-1915) qui a écrit à propos de son épouse Aline Fourray, ma Grand-Mère (1861-1904) :

« Aline désirait poursuivre ses études, obtenir le baccalauréat et devenir médecin. Déjà elle pensait que la femme devait se créer dans la vie une situation personnelle qui la rendit indépendante... Elle a toujours professé un féminisme qu’elle considérait comme la sauvegarde de l’indépendance et de la dignité de la femme ».


"La forme papier de cette brochure met les pages paires au côté gauche et les pages impaires, à droite. Dans tous les cas la suite des textes pages paires se suivent ; idem pour les pages impaires. La particularité de la présentation informatique du blog fait que les pages se suivent : paire/impaire. Merci à vous de tenir compte de cette situation inhabituelle. Ou bien picorez comme il vous plaira !"

Émergences (pdf)

jeudi 15 octobre 2015

Des « Résistances non violentes » ?

Dans le document  ci dessous, « Résistances non violentes », il est longuement question des femmes, de leurs rôles, de leurs responsabilités et plus encore des actes de solidarité qu'elles mettent en œuvre quotidiennement.

Pour présenter cette brochure, j'ai retenu une douzaine de pages parmi les 86 du texte complet que tu trouveras en allant sur le lien en bas de cette présentation.

L'association Trièves-Palestine organise des voyages lors des cueillettes d'olives afin que des liens se tissent avec des Palestiniens ; l'association a reçu dans le Trièves des femmes, des enfants, des hommes du village visité ; elle a soutenu maints projets qui permettent des progrès conséquents et soutient financièrement une jeune association de Brodeuses.

Dans ce village, un Comité de femmes, mères et grand-mères, a pour projet - de longue date – l'ouverture d'un atelier COUTURE pour aider financièrement les femmes en difficultés familiales en leur apportant aides et soutiens émancipateurs.

A l'occasion d'un troisième voyage j'ai laissé ma petite machine à coudre à ce Comité , voulant simplement prouver mon soutien à leur projet et je me suis engagée à lancer des recherches de fonds pour que leur atelier puisse très bientôt vrombir du travail des machines…menées par ces femmes actuellement en attente d'aides ; de vos aides ?

Au retour j'ai rédigé « Résistances non violentes » en réponse aux interrogations glanées auprès de jeunes « privilégiés » de nos entourages... afin qu'ils comprennent mieux ce que disent ou ne disent pas les médias.

Participer à des actions de solidarité m'est resté un défi, un souhait, une volonté….

Peut être certaines, certains, en fonction de leurs moyens, voudraient soutenir le projet de ces femmes palestiniennes.

Vos dons « Pour le projet couture du Comité des femmes d'Al'Masara » leur seraient remis lors d'un prochain voyage pour l'achat de telle ou telle machine correspondant à leurs besoins, à leurs évolutions.

Si à cette occasion l'atelier couture du Comité des femmes pouvait travailler avec régularité, j'avoue que j'en serai heureuse...pour ELLES, pour leurs familles, leur village !

Elles sont en attente de telles aides….

Pages présentées ci-dessous : La première et la dernière en couverture,

et les pages 5, 16, 54, 55, 61, 63, 69, 74, 78

« En lien » le prix de machines qu'elles pourraient acheter et faire entretenir sur place. 

Sommaire

– Ouverture 1 : Une Mère-Grand s’interroge
– Ouverture 2 : J’ai vu, j’ai rencontré, j’ai constaté
       

Jeunes citoyens du monde ?

a – Des modes de vie différents : des sédentaires, des touristes,
des nomades, des exilés, des réfugiés,w des prisonniers
b – Des contextes de vie différents : les traditions, les pratiques de
religions, les nationalités, les cartes d’identité et les passeports,
les races
c – Des conditions de vie différentes : des pauvres et des riches
; être citoyen d’un pays ; des peuples sans terre ; le peuple juif ;
des pays en guerre ; Israël en Palestine ...
d – L’ONU ; les ONG ; Citoyen du monde ?
  

   
Témoignages de rencontres :

a – Prises de contacts avec un village palestinien
b - Vivre en Palestine dans des familles
c – Ni violence, ni vengeance au cœur de la vie au quotidien
d - Des femmes palestiniennes de tout âge, la main dans la main
       


Vers une réconciliation :
Paroles de femmes israéliennes et de femmes palestiniennes.

« On ne peut pas comprendre une autre culture
tant qu’on tient à défendre la sienne coûte que
coûte » Jim Harrisson

Jeunes citoyens du monde ?

Je suis vieille et j’ai derrière moi de multiples histoires fortement vécues qui ont jalonné mon existence ; il se trouve que j’ai dans la mémoire de mon ordinateur et dans ma propre mémoire encore valide, quelques témoignages de ces passés comme de mes présents – ceux-ci si proches des tiens – qui pourraient apporter un certain éclairage ....sur la vie – la tienne et bien d’autres – sur la vie « comme elle va »! Avec le fol espoir de mieux envisager la vie comme elle pourrait être, grâce à vos jeunes implications, qui sont ou seront, à coup sûr, novatrices. Je les vois, ces implications, s’épanouir de par le monde ; certes différentes des nôtres dans des contextes et des événements qui les modifient profondément. Réalités et courts-circuits dessinent des limites ...mais aussi des perspectives !

Des gens pensent et aiment la vie -comme toi et moi sans doute – Ils veulent vivre bellement, dignement ; des gens comme toi et moi qui sommes épargnés de lourds conflits, des conflits subis par des populations nombreuses évoqués par les médias avec des chiffres, des pourcentages et aussi de fugitives images, certes bouleversantes, et qui sont froidement présentées « réelles » quoique voilées par de quotidiennes répétitions...
Alors que chacun (toi comme moi) préparons notre petit déjeuner.... tu as certainement entendu parler du conflit entre la Palestine et Israël  parmi TANT d’autres drames de par le monde!
Et ça t’inquiète, alors que tes bonheurs et tes soucis présents jalonnent des journées entre études, activités diverses, amis, interrogations et espoirs...Comme tout être humain tu es en recherche et si peu en acceptation passive ; tu as la vie devant toi ; tu veux la vivre pleinement et tu as donc de grandes exigences pour nourrir de légitimes espoirs...

Dans le village de Jiftlik,

où 90 % des habitants sont des (ex) réfugiés, la présence militaire israélienne en exercice est constante : le bruit des balles fuse à toute heure. Nous apprenons qu’il y a un mois un berger palestinien a explosé sur une mine.
Les familles palestiniennes dans une grande précarité et les écoles manquent de l’essentiel.
Le travail régulier est rare et travailler dans les colonies israéliennes présente d’autres dangers et une instabilité constante.
Il est interdit aux Palestiniens d’utiliser des bâtiments abandonnés : un vaste et imposant bâtiment tombe en désuétude alors qu’il pourrait être aménagé pour recevoir un centre médical ou une salle de réunion pour les femmes : interdiction de l’occupant alors que ce lieu est en zone palestinienne !
Nos hôtes palestiniens nous invitent à visiter leurs cultures réunies en coopérative.
Pour ces paysans et leurs élus , chaque visite d’étrangers lève l’espoir d’une aide potentielle, alors que chaque jour ils ont à résoudre des situations inextricables pour leurs populations. Une jeune femme nous demande instamment de faire pression sur le gouvernement français et sur le Conseil européen ...

Ni violence, ni vengeance

J’ai vu, entendu, constaté :

Pourquoi la politique de résistance non violente palestinienne semble t-elle la meilleure réponse face à ce que les populations endurent depuis des décennies : occupation, expulsions, oppressions, de destructions? Première question que je me posais avant ce voyage.

– Une évidence : le profond décalage des forces et des moyens (militaires, financiers, économiques...) entre Israël, pays souverain, et ce qui reste de la Palestine ; décalage inestimable, vu les soutiens exorbitants que reçoivent les Israéliens des USA, de l’UE en particulier et des Juifs du monde entier, alors que les Palestiniens de Cisjordanie ne reçoivent pas le nécessaire pour tenir la tête au ras de l’eau, tandis que ceux de Gaza et des camps de réfugiés ne survivent que des aides de l’UNRAW (ONU)


– Certes, l’exaspération des colonisés a ouvert la voie à deux intifadas non armées : des pierres contre des chars et armes lourdes que Israël ne se prive pas d’employer contre ces jeunes « terroristes»; il n’en reste pas moins que ces Intifadas et attentats (meurtriers) furent des actions de désespoir, compréhensibles mais condamnables et infiniment regrettables pour les uns et pour les autres. Ces attentats, aux yeux du monde, auront permis de  justifier momentanément des réponses violentes et disproportionnées des Israéliens (rapport de 1 à 100 de victimes).

D’Elias Sanbar

(dictionnaire amoureux de la Palestine)

Pour les Israéliens, « il s’agit d’absorber, d’ingurgiter les disparus, pour pouvoir jouir du lieu, du paysage. Pour ces colonisations le lieu est l’enjeu, non le colonisé....
Le regard du colon est constamment posé sur le colonisé et cette permanence dans la perception de l’Autre est totalement dominatrice ..... »Il faudra qu’Israël cesse d’user de l’alibi d’une « adversité arabe éternelle » pour oser se regarder dans son miroir et
reconnaître que, en Palestine c’est l’Autre, le Palestinien qui fut victime et que cela ne réduit en rien, au contraire, le malheur des Juifs à travers leur histoire ! ( Dictionnaire amoureux de la Palestine)

Poème de Mahmoud Darwich :

Pense aux Autres !

Quand tu prépares ton petit déjeuner
N’oublie pas le grain aux oiseaux
Quand tu mènes des guerres
N’oublie pas ceux qui réclament la paix
Quand tu règles ta facture d’eau
Pense à ceux qui tètent les nuages
Quand tu rentres à la maison, ta maison
N’oublie pas les peuples des tentes
Quand tu comptes les étoiles pour dormir
Pense que certains n’ont pas le loisir de rêver
Quand tu te libères par la métonymie
Pense que certains ont perdu le droit à la parole
Quand tu penses aux Autres, lointains Pense à toi !
Dis toi : que ne suis-je une bougie dans le noir !


Femmes palestiniennes et femmes israéliennes

Khalida Jarrar : arrêtée le 2 avril 2015

Dirigeante du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP). Khalida Jarrar a résisté , malade, à la volontéde l’armée d’occupation de l’expulser de Ramallah ! Qui est Khalida?

Khalida est une avocate palestinienne, spécialisée dans la défense des prisonniers palestiniens au sein du réseau Addameer.
Elle préside le Comité du Conseil législatif palestinien des Prisonniers. Elle est également active dans le mouvement des
femmes palestiniennes, une voix féministe de premier plan pour la défense des droitsdes femmes.
Depuis 1998, elle est interdite de voyager à l’extérieur de la Palestine occupée; en 2010, alors qu’elle avait besoin d’un traitement médical en Jordanie, elle a mené pendant des mois une campagne publique avant de finalement recevoir son traitement.
En août septembre 2014, une campagne internationale en soutien à Khalida Jarrar fut lancée, exigeant l’annulation de «l’ordonnance de surveillance spéciale» et de son transfert forcé de Ramallah à Jéricho. Jarrar a refusé l’expulsion à Jéricho. Au lieu de cela, elle a mis en place une tente de protestation dans la cour du Conseil législatif palestinien à Ramallah, où elle a vécu et travaillé jusqu’à ce que l’ordonnance fût levée le 16 Septembre, 2014. «C’est l’occupation qui doit quitter notre patrie», a déclaré Jarrar. La tente a été visitée par de nombreuses délégations palestiniennes et internationales, y compris les membres internationaux du Parlement.
Aujourd’hui, il y a 18 membres du Conseil législatif palestinien élu qui sont emprisonnés par Israël, 9 en détention administrative sans procès ou sans charge.
Les membres du CLP ont été à plusieurs reprises et systématiquement ciblés par les forces d’occupation israéliennes.

Maïssa a 22 ans :

Elle vient de terminer ses études d’anglais et ses projets sont encore flous. « Je veux acquérir mon nom et faire de grandes choses pour mon pays. Je veux travailler pour la paix et l’amour. Je voudrais que se dessine un sourire sur tous les visages du monde.
Je voudrais voyager, voir le monde. Découvrir d’autres gens, d’autres cultures, me trouver moi même, apprendre à gérer seule. ....
J’adore Gaza ; cependant je rêve de notre droit au retour. Aller vers mon lieu d’origine pour voir la terre de mes grands-parents....
Ma vie future à Gaza ? Je ne sais pas mais j’ai l’impression que je ne resterai pas ici....Les Israéliens savent tout sur tout le monde : si un jour je demande à sortir de Gaza, je m’apercevrais qu’ils me connaissent parfaitement..... »

Une jeune prisonnière et son fils :

« J’ai été arrêtée alors que je démarrais une grossesse. J’étais allée en Cisjordanie pour me marier quelques mois plus tôt. Je venais de Gaza ; ils m’ont accusée d’avoir apporté des explosifs. Ils m’ont gardé deux ans et demi et pourtant ils n’avaient aucune preuve ...66 jours d’interrogatoires et de mauvais traitements...alors qu’ils savaient que j’étais enceinte. J’ai été battue. J’ai mené ma grossesse dans une toute petite cellule avec quatre codétenues... Pour accoucher j’ai été emmenée attachée au véhicule par des menottes aux mains et aux pieds...A l’hôpital aussi ...J’étais gardée en permanence ...Ils ont voulu m’endormir mais je voulais rester éveillée tellement j’avais peur qu’on me prenne mon bébé...
Quelqu’un a dit que j’étais une terroriste et que l’enfant le serait aussi... » !

Je hais les violences !

Je hais les humiliations, les violations des droits élémentaires qui détruisent les individus, leur culture, leur humanité....
Violences qui sont la négation de toute vie digne de ce nom. Depuis des décennies je porte l’horreur, la honte des camps de concentration nazis.
La recherche de la paix a été le fil rouge de mon existence, éveillée très tôt au monde, par ce que j’entendais à propos des luttes des Espagnols et bientôt par l’insoutenable drame de « Guernica», (1939) prélude aux atrocités qui ont ravagé l’Europe et le monde au cœur du XX° siècle!
Des millions de morts : un génocide, une honte sans fond pour une humanité qui se dit porteuse d’une haute civilisation, évoluée, démocrate, et qui estime être l’avant-garde d’un monde qui s’éveillerait!
Ce génocide ne fut pas unique durant ce XX° siècle marqué par des guerres monstrueuses, des colonialismes racistes, et l’emploi terrifiant de l’arme nucléaire.
Que de drames, négation de toute valeur à la vie !
Les pays, leurs gouvernements d’Europe en particulier, ont laissé faire ces horreurs subies par le peuple juif martyrisé. Pour effacer une trop lourde culpabilité, ces mêmes pays ferment les yeux sur les nouveaux drames engendrés par ces peuples juifs, immigrés en Palestine.
Comment comprendre que ceux-là même, qui ont été rejetés, anéantis, cherchant à retrouver une vie digne et heureuse, puissent imposer par la force des armes, des décennies durant, l’envahissement de terres arrachées à des paysans ? Les souffrances ne sont en rien des excuses à ces comportements colonialistes qui depuis 70 ans martyrisent le peuple palestinien.

Pour une véritable réconciliation ?

Et voici le « Discours d’une mère israélienne prononcé devant le Parlement Européen »

Nurit Peled Elhanan(chercheuse en éducation) Son père est un Général pacifiste.

Nurit a perdu sa fille de 13 ans tuée lors d’un attentat suicide !

« Permettez-moi, tout d’abord, de vous remercier pour votre invitation à cette journée. C’est toujours un honneur et un plaisir d’être ici parmi vous, au sein du Parlement Européen. Toutefois, je dois avouer qu’il aurait été plus judicieux si vous aviez invité une femme Palestinienne à ma place, car les femmes qui souffrent le plus dans mon pays sont les femmes Palestiniennes.
C’est pourquoi je voudrais dédier mon discours à Miriam R’aban et son époux Kamal de Bet Lahiya dans la Bande de Gaza, dont les cinq petits enfants avaient été tués par des soldats israéliens alors qu’ils cueillaient des fraises dans la fraiseraie familiale. Évidemment, ce meurtre ne sera jamais jugé. Lorsque j’ai demandé aux organisateurs la raison pour laquelle une invitation n’a pas été adressée à une femme Palestinienne, on m’a répondu que cela risquerait de trop focaliser les discussions.                                                                          J’ignore ce qu’est la violence non localisée. Je sais par contre que le racisme et la discrimination, bien qu’ils soient des concepts théoriques et des phénomènes universels, ont toujours un impact local. La douleur, tout comme l’humiliation, l’abus sexuel, la torture, la mort et même les cicatrices sont tous locaux.
Cependant, il est quand même déplorable de constater que la violence qu’exercent le gouvernement israélien et son armée sur les femmes Palestiniennes se soit répandue à travers tout le globe. En fait, la violence, qu’elle soit de l’État ou de l’armée, collective ou individuelle est aujourd’hui le sort des femmes musulmanes, pas uniquement en Palestine, mais partout dans le monde, dans chaque contrée où le monde
occidental émancipé tend et impose son empreinte impérialiste. C’est une violence qui n’est presque jamais abordée et qui est passivement tolérée par la plupart des personnes en Europe et au États-Unis. Tout cela parce que le soi-disant monde libre craint la matrice musulmane. La Grande France, par exemple, dont la devise est « Liberté, Egalité, Fraternité » a peur des petites filles voilées. De son côté, le Grand Israël craint la matrice Musulmane que ses ministres désignent comme une menace démographique.                                                                 La toute-puissante Amérique et la Grande Bretagne sont en train de corrompre, respectivement, leurs citoyens en leur transmettant une peur aveugle à l’égard des Musulmans. Ces derniers sont appelés de tous les noms d’oiseaux et décrits comme étant des ignobles, des primitifs, des sanguinaires en dehors du fait qu’ils soient anti- démocratie, chauvins et producteurs en masse de futurs terroristes.....

Lien :

 Résistances Non Violentes.pdf

samedi 25 juillet 2015

Échos et empreintes - Présentation

Textes de présentation de Échos et empreintes



- 1 - L'instituteur

Témoignage de collègues

Il aimait faire connaître ce qu'il aimait!
Dans sa classe, il cultivait le travail par projet qui mobilisait tous les
élèves. Les enfants les plus démunis ne pouvaient qu'apprécier de
s'impliquer dans une telle démarche. Il aspirait à ce que chacun, selon
son histoire, puisse être soi-même. Éviter l'échec devenait une
priorité. »

A St Priest, dans le Rhône, Vladi s'occupait d'une classe de CLIN
(Classe d'Initiation pour Non-francophones) accueillant des enfants
étrangers qui manifestaient des besoins et des manques à combler.
C'est en prenant appui sur ces besoins que Vladi développait des
démarches sécurisantes pour aborder l'acquisition de connaissances.
Sortir de la classe, ensemble, conduisait les jeunes reporters à rendre
compte oralement puis par écrit. Et la grammaire «active» n'était
plus une denrée plaquée. Les enfants devaient utiliser les règles de
grammaire pour rendre leur message compréhensible. 

Il cherchait à instruire et éduquer.

Témoignage d'un père de six enfants qui a été l'élève de Vladi en CM1

« C'est la seule année scolaire où j'ai été content, vraiment content
d'aller à l'école. J'ai gardé un très bon souvenir des activités que Vladi
nous faisait faire. Avec lui, jamais de punition, ni aucune répression,
ni cris, ni vexation, ni ennui. Pas de cours théoriques séparés
d'activités durant lesquelles des connaissances nous étaient
apportées. Si nous réussissions, nous étions fiers, heureux. En cas
d'échec on réfléchissait aux raisons théoriques et expérimentales.
Nous apprenions à nous poser des questions. Nous apprenions à
apprendre. Les activités partagées par la classe (CM1 et CM2) nous
apportaient connaissances et valeurs. L'année suivante j'étais en
CM2 et ce fût une déception... C'était trop bien avec Vladi ! 

Les réalisations dont je me souviens: la fabrication d'une fusée avec
de la vraie poudre manipulée par lui; une pompe à main avec une
bouteille de sirop métallique, des rondins de bois, des clapets; une
montgolfière qui a été l'occasion de découvrir tout un pan d'histoire,
puis de fabriquer une première montgolfière mal foutue qui a très bien
volé et une deuxième très belle pour montrer aux parents qui, elle,
s'est écrasée lamentablement. C'était intéressant de comprendre le
pourquoi. On a construit une maquette de volcan avec différentes
pâtes à modeler pour étudier la structure d'un volcan, après avoir
coupé la maquette en deux. C'était génial de voir et de comprendre,
après on savait. On a aussi réalisé un paysage lunaire, une vraie
ampoule électrique qui marchait ; un télégraphe à partir de jeux de
mécano, de fil de cuivre, d'une pile qui nous a permis d'établir des
contacts à partir de lieux et d'éloignements variables.
Nous allions faire de l'escalade à Fontainebleau, et du judo avec
Olivier chez nous au centre (Maison d'accueil d'enfants en
difficultés) et aussi des grands jeux quand il n'y avait pas école.
Quand il y avait un problème on en discutait ensemble, sérieusement
et ça s'arrangeait. 


J'ai maintenant une compagne avec laquelle je m'entends vraiment
bien. Elle est hyper organisée parce qu'elle travaille alors que nous
avons six enfants de 4 à 17 ans. Nous sommes heureux même quand
ce n'est pas facile!
Je disais que Vladi nous apprenait à nous poser des questions. Ça
m'a servi et ça me sert toujours. Quand mon patron me dit de
changer telle pièce, je m'interroge et lui me dit de le faire comme
d'habitude. Moi, je cherche à comprendre pour mieux faire.  »


Autre témoignage :

« Faire et vivre en vraie grandeur des expériences concrètes  pour y réfléchir et se
prouver qu'on est capable. Tout enfant est capable d'apprendre, s'il a
confiance dans ses propres capacités, il faut l'aider à s'en assurer.
Il vivait pleinement ce qu'il faisait, il créait les conditions pour que
les enfants découvrent la confiance en eux pour agir et pour
apprendre! 


Sa compagne dit tellement apprécier
« cette ambiance de paix, d'amour, de vie meilleure, réconfortante,
exigeante : tout un ensemble!
Et puis « Réaliser par soi-même avec ténacité, ce fut un objectif de Vladi pour
du bonheur.
Mais les événements nous obligent parfois à dépasser des difficultés
jugées insurmontables! »


2 -  EMPREINTES ET TRANSMISSIONS  

                         « Parmi nous »

Vladi trente et un an,
            Vania vingt-cinq ans,
                       Anouk quinze ans.
Si jeunes disparus de nos vies d'ici et de maintenant !
Si les silences ensablent lentement leurs souvenirs,
Les jeunes générations s'étonnent d'inattendues proximités.
Les grands gars - ces inconnus - aimés de leurs aînés,
Les absents, ont vécu un hier,
Un proche passé pour nous qui tissons nos vies.
Dans leurs traces, furtivement, on se reconnaît. Surpris.
Si près, si loin, si différents, si présents dans ces petits riens
Nos aspirations, sont irradiées des semblables valeurs
Conjuguées pas à pas, parmi les événements
Et les choix qui fondent nos différences. 

Ces semblables valeurs, ne sont-elles pas le sel et la saveur de nos existences ?
Ne sommes-nous pas, peu ou prou, habités de leur vitalité ?


3 - Traces :


« De passage entre deux nouvelles escapades,
l'Aïeule vous souhaite de Belles Vies façonnées de petits bonheurs.
D'essentiels bonheurs cousus de fils résistants,
  de curiosité,
     d'indignations,
         d'interrogations,
             d'émerveillements,
                  de sourires complices,
                        d'engagements créatifs,
                              d'éveils et de découvertes,
                                    de solidarités et réciprocités,
                                          de mémoires fécondantes,
dans la soupière dite « rencontres - échanges - partages » !
Et que les flots du prosaïque soient fécondés
par vos démarches « poétiques » toutes aussi vitales.

Echos_empreintes.pdf

vendredi 5 juin 2015

Quelques films à ne pas manquer....

– L'épreuve, d'Erik Poppe, avec une Juliette Binoche « éprouvante » de force, sincérité, réalité….Photographe de guerre passionnée par son métier qui lui permet de dénoncer, montrer, prouver ce qu'elle VOIT et qui lui est insupportable ; mère de deux filles élevées par son mari durant ses absences, mari aimant, attentionné mais déchiré par des attentes trop lourdes à vivre. Quatre êtres humains vraiment humains qui souffrent, aiment, espèrent, partagent alors que la passion de la mère bouleverse les équilibres …..Film entre le documentaire et une fiction à l'Irlandaise » ce qui souligne les écarts entre des vies stables, heureuses et les drames vécus par des familles qui, comme la leur, ne souhaitent que vivre plutôt que survivre ou mouri. Personnellement j'ai beaucoup apprécié le jeu de Juliette ; forte personnalité, sensible, intelligente…; elle brode – dans des situations extrêmes - ces grands écarts que tant de femmes sont amenées à faire pour tenir à bout de bras leurs propres vies, celles de leur profession quand elle les passionne, et le bonheur partagé avec ceux qu'elles aiment le plus au monde. Pour cela il lui faut :Oser…..inventer des sentiers inusités …. réaliser….simplement ...sans fioriture...juste en recherche « limite » de ces équilibres qui, finalement, ouvrent des portes ….Rien de plus mais rien de moins ! C'est juste comme ça que j'ai vu ce film !

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– Les optimistes de G. Westhagen : Détente fort plaisante et qui, de plus, réhabilite « les vieux ; les vieilles « lesquels dans notre civilisation évoluée , sont mis de côté : ils coûtent, ne rapportent rien (au plan financier ) et sont si souvent grognons à la suite d'une vie déjà oubliée. Chez nos frères et soeurs maghrébins les vieux sont entourés, choyés comme des sages ; chez ces norvégiens les vieilles ici en plein jeu, se bâtissent du bonheur...même à 98 ans ! Et ces petits bonheurs les amènent à se surpasser et à être reconnues par leurs entourages. Vraiment Optimiste ! Ça fait du bien…..au moins ...aux Vieilles !!!! même si ç_a fait rires de futurs vieux….

– Le Labyrinthe du silence de G. Ricciarelli : ça se passe en Allemagne en 1958. Remarquable transmission historique. A partir de faits réels souvent oubliés ou occultés c'est le problème des « SILENCES » imposés par les médias et les gouvernants aux populations. Ce qui leur permettent de tourner des pages de vies parfois massacrées, parfois mises au placard, le plus travaillées entre culpabilités, certitudes, méconnaissances, volontés d'oublier pour bien vivre aujourd'hui …. s alors que ces pages criblées de non dits, ont une influence directe et essentielle sur les comportements des descendants. Une page d'histoire qui pose, aujourd'hui comme hier le rôle, le poids et le sens des transmissions !

mardi 28 avril 2015

S'il y a du sacré en ce monde, c'est bien la VIE !

A Vania mon Fils ! En sa mémoire.!!!!

J'ai perdu deux fils dans la force de leur jeunesse ; j'ai perdu un petit fils de quinze années,qui disait au cœur de son adolescence, vouloir engager sa vie sur une belle page blanche…

S'il y a du sacré en ce monde, c'est bien la VIE !

La vie donnée, la vie offerte, la vie accompagnée, la vie aimée en partage, la vie bouillonnante de ces petits bonheurs qui étoilent nos quotidiens. L'absence de vie, c'est le malheur ; sans nom !

Comme des millions de parents je suis orpheline de nos jeunes qui avaient la vie devant eux. Comme des millions de frères, de sœurs, d'amis, j'entends égrener au fil des ondes matinales,de tels disparus anodins parmi d'autres nouvelles entremêles de publicités ! Je ne puis accepter l' inacceptable de ces vies défaites, anéanties en plein vol. Pure barbarie, dont les racines multiples tant sociétales qu'individuelles, sont une honte sans bornes pour une humanité déboussolée !!
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J'aurais tant aimé partager avec toi ce plaisir d'harmonica ! Vois : Une petite salle et un public léger. Mais quelle ambiance ! quelles qualités acoustiques ! Deux jeunes musiciens talentueux, passionnés, ont retracé l' histoire de l'harmonica, entre coupée de présentations musicales. Excellent. Harmonica diatonique et harmonica chromatique : différences nettes ; évolution fort intéressante depuis deux siècles. J'ai énormément apprécié ces duos dans des genres et époques si diverses. Ce sont des gars passionnés, donc heureux, parce que engagés avec des joies débordantes dans leur art ! Suis très émue d'entendre ces musiques qui t'auraient enchanté, toi, Vania…

TU étais devenu un petit garçon ; peu bavard ; mais tu observais, tu jouais, tu expérimentais sans appel à l'aide, tu entreprenais et traitais tes affaires dans ton coin ; rien de caché ; seulement tu appréciais le calme ... Tu étais UN des trois petits, Un de cette bande qui menait sa vie, ses jeux !

Un soir en rentrant de mon travail, je vous trouvais tous les trois morts de rire, des balais en main ou à cheval, parcourant la salle de séjour que vous étiez censés mettre en ordre et balayer.. A cette époque vous portiez des culottes de cuir autrichiennes. Je revois la scène ; pris de fous rires et moi, fatiguée, je vous attrape par les bretelles et vous arrose copieusement dans la baignoire ! jusqu'à ce que vos rires me gagnent, ainsi que les plus grands attirés par de telles explosions contagieuses !

J'étais alors quelque peu en surcharge d'activités – professionnelles, familiales, sans parler de l'accompagnement de leur père hospitalisé – si bien que ces trois là se sont trouvés éduqués, accompagnés autant par les grands que par moi ; je ne crois pas que vous en ayez particulièrement souffert : il y avait toujours une attention manifeste à votre égard. Je savais que l'essentiel vous était apporté par la communauté familiale. Mais, j'aimais vous câliner, vous lire une histoire et voir vos yeux se fermer tranquilles !
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..Tout à l'heure je longerai le lac du Bourget ; ce lac entouré de montagnes, c'était devenu ton chantier de travail. De bonne heure à l'extrémité (des Mottets) tu prenais possession de la Base de Savatout. Je te vois la fenêtre ouverte sur toute la longue étendue du lac, calme en ce lever du soleil. Tu me disais ton bien être : tu appréciais de ne plus distinguer l'autre extrémité des eaux noyées dans les brumes matinales ; tu écoutais les bruits et les oiseaux des parcs protégés ; tu respirais au rythme de la nature et de ses habitants ; quelques instants d'empathie avec cette vie bourgeonnante. Plaisir profond ; gestes mesurés ; regard et ouïe tout en attentions fines, menues, expertes. - «  Bon , j'y vais ... » souffles tu … Tout à l'heure une classe viendra en stage de découverte : ils seront une douzaine à voguer autour de toi ; cet après midi de jeunes ados partiront bivouaquer sur la côte sauvage du lac ; ils prépareront eux mêmes leur expédition – sous ta responsabilité, avec ton accompagnement- Tu aimais particulièrement ces échappées pour la gaieté et le charme discret de ces balades vers une nuit étoilée, entre deux rochers, bercés par les clapotis des eaux du lac ! Je les entends encore ces clapotis et les scintillements sonores des mâtures balancées par la brise ...Ton image m' apparaît, légère, réelle, et s'évanouit ... Toute une atmosphère perdure longtemps en moi : tu t'en échappes en discrétion.
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Au printemps 91, en ce tout début du mois de juin, alors que tes cendres avaient été confiées aux vents du Margériaz, la veille au soir, nous nous retrouvions, dans la vaste clairière de l'Arcoutier : la famille, plutôt nos familles et beaucoup d'amis ; en particulier ces jeunes qui ont partagé tant de jeux et d'entraînements avec TOI. Ils nous ont rejoint nombreux, tes jeunes amis, pour manifester une peine tout en retenue, et leur profonde affection. Les arrivées et les départs des uns et des autres se sont égrenés par des chemins divers, chacun venant à nous, les égarés, les bras ouverts sur nos tristesses en partage. Les jeunes se sont alors lancé dans une partie de ballon, « comme » si tu étais parmi eux, avec de bons coups et des rires. essoufflés. Ils nous disaient ainsi : La vie continue avec lui, Vania, en nos cœurs. Nous portons vivants en nous, ces apprentissages, ces rencontres, ces bonheurs vécus avec lui !

Et là – vois tu - je suis envahie d' images terribles à évoquer : les effondrements de ces mères, de ces pères qui viennent – dit on - « reconnaître «  les corps de leurs enfants, leurs fils, leurs filles alors que le bruit des guerres envahit les morgues .. Un peu partout dans le monde. Une abominable fraternité de cœur, de révolte, de colère, une tristesse incommensurable, inconsolable … Pas de mots ; nos pauvres mots ne peuvent dire ces sentiments où se mêlent désespoirs, rages, folies étouffées ; folies bercées par ces proximités humaines indicibles mais si réelles. Les regards parlent plus qu'ils ne pleurent ; les voix sont si peu audibles ; mais ce tressaillement de l'épaule dit la profondeur des peines bien plus que toutes les oraisons …
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Les rives du lac se confondent avec le même gris plombé des eaux sous d'épais brouillards hivernaux. Tout est immobile ; calme ; figé ; comme mon chagrin. Je devais le dire ; simplement.

Merci à toi, Vania, pour ces traces !

Comme une invitation..…Une invitation à faire vibrer nos pas dans des sillages que toi aussi tu explorais.

Des traces inscrites et vivifiées par chacun de nous ; au fil de nos histoires de vie ! 'ouvre ma fenêtre et je me remémore ces pensées du philosophe Lucien Sève : « L'humanité n'est pas une espèce enfermée dans un destin biologique, c'est un genre qui produit sa propre histoire, pour le pire ou le meilleur et cela de façon trop peu maîtrisée collectivement jusqu'ici. Nous sommes à un point critique : enfoncement dans le pire ou décisive ouverture vers le meilleur ? »(interview du 17-01-2009).

Vania …..

Tu étais l'artisan de ta vie
De ta jeune vie de vingt cinq ans
Gai, besogneux, discret, heureux
Simplement tu vivais
Tu aimais la vie parmi
les copains, tes sœurs, tes frères,
tes amis, et moi la mère....
En ce petit matin tu plaignais les cruelles circonstances
qui risquaient de souffler cette faible existence
Et comme à regret,
A peine avant de nous quitter
Tu nous as lancé
Un « soyez forts » !
puis tu t'en es retourné
vers cet imprévisible accident qui t'a enlevé la vie.
Ce sont les vents des hauteurs du Margériaz
qui ont dispersé tes cendres
Dans un crépuscule de ce printemps
Puissions nous être assez forts
Pour chasser l'amertume de la douleur
de nos cœurs
Puissions nous être assez forts
Pour cultiver ces bonheurs
Que tu aurais aimé forger et partager
Avec Nous
Avec Vous, ses amis et camarades.
A tout jamais
Simplement, comme tu aimais la vie,
Je t'aime, mon Fils.


                                          Chantal 

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S'il y a du sacré en ce monde c'est bien la vie (pdf)

D'une Aïeule qui pense fort à vous tous, mes proches, mes ami(e)s

Les WE se succèdent et j'y entrevois les un(e)s et les autres au cœur de vos passions, de vos activités, de vos désirs, de vos projets ... sans trop s'attarder sur les soucis ! Tandis que l' aïeule continue en semaine, à grattouiller du papier et à pianoter son ordinateur. Grâce à la vitalité d'une seconde retraite, elle se propose de répondre à celles et ceux qui chercheraient à savoir ce que je tricote ; et bien voilà : – De retour de Palestine après avoir purgé de lourdes fatigues, j'ai entrepris un travail à propos des Résistances » non violentes » des Palestiniennes. C'est le sujet de ma prochaine production écrite comme une invitation à un pacifisme du quotidien ! – Aujourd'hui je vous remets « S'il y a du sacré en ce monde, c'est bien la vie » où il est question d'un fils absent évoqué par sa mère. – Récemment : Jeunesse en herbe ; Échos et empreintes. A votre disposition. Et d'autres projets mijotent en attendant l'opportunité qui les fera émerger et devenir « mon travail » au pas à pas de la vie comme elle va !
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Hors des WE de rencontres, je vous invite à me rendre visite dans mon refuge. Ce peut être un passage éclair mais riche d'échanges, une virée avec des proches qui ont dans leurs poches des souhaits particuliers ; ce peut être des projets d'escapades plus lointaines à partager et donc à préparer ; mais encore ce que je goûte avec grand plaisir ce sont ces visites plus intimes -à un(e) ou deux- pour se bichonner des temps bien à soi, au rythme de chacun(e). – Donc vous avez du choix à moins que vous préfériez causer par mails via vos écrans ! Promis, je vous répondrai mais ? Sincèrement je VOUS préfère avec vos sourires, vos regards, vos présences. Voilà qui est dit et souhaité. Et ce sera quand vous voulez ! Si je suis chez moi ce sera encore plus plaisant et.....rigolo ? Pourquoi pas ?

– Enfin si vous aviez des énergies débordantes, elles pourraient parfois renflouer les miennes qui s'effritent alors que, pour fabriquer des confitures de fruits rouges qui sont appréciées, il faut travailler les plants des mois à l'avance et les protéger des biches gourmandes des fleurs  ! Et puis des bricolages aussi pour que mon refuge reste accueillant....Ce qui demande de l'huile de bras ! Donc : Bienvenue à celles et ceux qui en débordent !

De loin en loin je vous sais et vous devine : à bientôt donc pour de belles brassées de jonquilles, de pensées colorées et fragiles (ou Bien, à débattre ou à échanger) . Avec des rigolades à votre gré ! Pour cultiver nos diversités avec du bonheur plein les yeux !

En ce 1° avril 2015 ; sans blague ! Chantal, en « Aïeulerie »

mercredi 28 janvier 2015

Paroles de femmes passionnées !

Le CSA a programmé du 22 au 24 janvier 2015 des émissions voulant promouvoir le sport féminin et en particulier le sport de haut niveau : les athlètes, les entraîneurs, les élus des associations sportives. A les écouter il m'a semblé reconnaître les paroles de ces jeunes et moins jeunes judokates que j'ai longuement interviewées à l'INSEP en tout début de ce siècle. Ces paroles glanées, mises en page dans un document de 160 pages (hors illustrations) a été soutenu et préfacé par la Ministre de la Jeunesse et des sports et par le Président de la Fédération de la FFJDA (dont le judo). « Pas de circuit commercial correspondant à ce genre de travail » m'ont répondu les éditeurs contactés. Et le silence du tiroir a enfermé ces Paroles vives et authentiques ! Indirectement, le CSA a réveillé ma conscience ou plutôt ma responsabilité par rapport à ces femmes qui m'ont confié leurs paroles, non pour être étouffées, mais pour être entendues, reconnues, appréciées et aussi pour des rebonds dignes de ceux d'un trampoline ! Je vous propose ci dessous un patchwork de paroles d'athlètes féminines : le document complet – à l'état brut et sans illustrations, ni montage- est signalé au bas de cet article ( en rouge) ; il vous est accessible par simple clic. En vous remerciant pour vos éventuels commentaires.

Je remercie Anne Peterlongo qui m' autorise de présenter ses tableaux de « joueuses-danseuses » afin que ces propos soient quelque peu égayés et que leur sens en soit soutenu ! Son site
http://www.annepeterlongo.odexpo.com

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Marie-George Buffet Ministre de la Jeunesse et des Sports ( 2002) :

Donner la parole aux sportives est une bien belle entreprise. Qui mieux qu’elles, en effet, peut nous faire découvrir leur vie faite d’immenses joies, de grands espoirs, de volonté d’être reconnues, d’impatience bien légitime au regard des difficultés auxquelles les femmes se heurtent encore dans tous les secteurs de la société et en particulier dans le sport ?

- De Monsieur . Michel Vial, président de la FFJDA :

Je tiens à saluer le travail de Chantal MEIGNAN pour avoir donné, à travers son ouvrage et sans distinction la parole aux femmes qui se sont exprimées chacune avec leurs différences. La progression nécessaire pour devenir championne est abordée sans concession mais avec le souci de donner une juste valeur aux engagements pris par ces jeunes femmes, tant sur le plan familial, professionnel que sentimental, pour arriver tout en haut de l’affiche, dans la lumière. La réalité est là, nous devons en tirer toute la force de nos engagements….

- Magali Baton :médaillée au championnat du monde (bronze)
La richesse de ce livre original et courageux vient de l’éclairage particulier qu’a bien voulu prendre l’auteur ; c’est de l’intérieur que le lecteur va vivre l’aventure du haut niveau (ou de son accession). Chantal a fait le pari de donner la parole, pour la première fois réellement dans le judo, à celles qui « font le sport. » Toutes les étapes de leurs vies, les sujets les plus importants sont abordés, avec leurs mots : concilier les études, la condition féminine, les doutes, les échecs, les blessures... Et réussir, pour une poignée seulement, à transformer le tout en une victoire….

–Brigitte Deydier :Championne d’Europe et du Monde ; vice présidente FFJDA
Le judo est ma passion . Une passion que j’ai envie de faire partager ; envie aussi de rendre un peu de la joie et du plaisir que la pratique de ce sport m’a apporté. En particulier j’aimerais donner du poids à ce que représentent les pratiques de terrain, celles qui se vivent dans les petits clubs ; l’envie , enfin , de soutenir l’évolution du judo féminin….

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-Paulette Fouillet, ex championne et entraîneur
Pour moi , ajoute elle, ce fût une extraordinaire expérience , du bonheur ,avec des déceptions , des rires , des pleurs , mais nous vivions dans un esprit de grande camaraderie . Et , faut il le dire ? je ne serais pas la même si je n’avais pas été formée à cette école de vie , où je me suis épanouie ; j’y ai vécu des années exceptionnelles…Cette « culture  génère encore ma vie » ….. !

- Catherine, prof de judo :
La fédé , il y a bien des années , a développé le judo sportif ; le judo éducatif C’est ce qui me plaisait ;je suis devenue prof de judo , dans des quartiers ,de la banlieue parisienne, près de chez moi , et j’en vis ; au rythme des saisons …Sa voix mesurée et joviale, résonne dans la salle : «  Allez, allez en dynamique ! reprenez votre souffle ! pas d’impatience ! contrôlez les chutes, contrôlez vous …Non ça ne va pas du tout ces mouvements d’humeur, dit elle à un jeune garçon qui tape du poing rageusement sur le tapis pour exprimer sa déception après un randori manqué ! »

-« La vie des clubs est la vraie richesse du judo français ;des échanges, des pratiques mêlées, sans signes distinctifs relatifs aux classes sociales ; les différences dues aux sexes se trouvent estompées …à ce niveau ! »... « Faire de la compétition rend riche, mais l’argent rend pauvre …

-Armelle Iost ex compétitrice, kinésithérapeute :
L'exercice de la compétition est difficile, et j'ai du respect pour ceux qui montent sur le tapis avec la peur au ventre à la recherche d'eux-mêmes. Les jeunes aiment ce qu'ils font et ils dépassent les difficultés quotidiennes, je crois que l'erreur ne réside pas dans les difficultés de parcours mais plutôt dans l'incapacité du système, à offrir à temps des portes de sorties, des passerelles vers d'autres objectifs en particulier professionnels, avant que l'individu ne se laisse déposséder du choix de son avenir, et plus l'engagement est précoce plus le risque est grand. »

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Paroles de jeunes athlètes :

Une histoire de famille : « On me disait trop nerveuse et j’avais besoin de me défouler .Je suis en pôle France depuis deux ans où nous sommes une quinzaine , avec une ambiance super chouette ! Mes parents me soutiennent ; mes sœurs et ma grand mère aussi :c’est devenu une histoire de famille . J’ai passé un BEP et je me dirige vers une 1°S puis vers un BTS de comptabilité Mais nos horaires ne sont pas aménagés ce qui fait que c’est très difficile d’équilibrer son temps et ses forces » .

« Les compétitions en équipes ? c’est pour toutes, super parce qu’il s’agit de réussir ensemble et tout le groupe est soudé ; chacune veut vraiment la réussite de l’autre » On est des privilégiées et les sacrifices ne nous pèsent pas » Le judo est une école de la vie ! 

"- La fierté d’être soi …malgré les doutes …c’est si important ! « Le judo m’apporte un équilibre, de santé, tant physique que psychique. Le haut niveau m’est un besoin, qui me permet de m’affirmer, de m’exprimer .

De la solitude des sommets « En championnat du monde , après dix ans de sacrifice, , que l’on soit sur l’une des quatre places du podium , nous fait planer ; l’émotion est tellement forte ! Les félicitations pleuvent ; et pourtant on y est toute seule ! Seule, avec soi, et ses limites dépassées » …

Les médias, après la réussite c’est pas mon truc ! C’est le palmarès qui compte ; je n’aime pas me mettre en avant, ni me vendre ; je veux rester qui je suis hors du système ; je le refuse. Payée ou non je ne me dis disponible que si je le suis vraiment, parce que nous ne sommes pas corvéables à merci »

Pour moi à l’entraînement on est soi mais toujours on avance grâce aux autres en réciprocité , en estime réciproque. Pour tout donner, il nous faut compter avec les autres … C’est mal compris ; peut être cela est il plus évident pour une femme entraîneur » ? L’entraînement sans femmes , ce n’est pas normal ; les filles ne peuvent pas parler librement. »

« Ma famille et le judo ne font qu’un ! C’est le bonheur ! Plus tard j’aurai des enfants . Avec mes parents nous avons un grand besoin de nous voir , souvent ; la fatigue alors ne compte plus ; seulement le plaisir » !

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« Mon copain est fier de moi , de mon judo aussi ; de mon judo en tant que femme : ces sentiments m’impressionne !

« Ma famille m’a toujours soutenue , avec discrétion , sans me mettre en avant ; ni gloire ni pouvoir …Une présence importante . Ma vie personnelle, je la tiens secrète, presque avec une attitude de défense. J’ai ma maison et ma façon de vivre …Cela m’est essentiel . Je ne veux rien sacrifier, rien ! mon judo et ma vie personnelle :ce sont mes deux ressources vitales !

« Trop d’hommes dirigent le judo et la valeur des médailles féminines n’est pas reconnue ; pourtant il faut autant d’efforts aux gars que pour  nous les filles pour les obtenir  ! C’est pas facile de s’affirmer dans un monde d’hommes, qui plus est ,un monde d’abord machiste …Les entraîneurs devraient être des partenaires, en confiance réciproque,en connivence ; en bonheurs ou en malheurs partagés ! C’est si rarement le cas ! »

« Je voudrais du temps à moi ; oui , pour me reposer et me resituer, pour me ressourcer …pour mieux redémarrer ;j’ai besoin de me confirmer, d’y être aidée ; et être considérée » !

« Je vis une passion à deux ! avec des indépendances ; et des avancées progressives ; je ne me pose pas de questions. Plus tard nous aurons des enfants ce sera le bonheur » !

« J’étais débordante d’énergies …J’aime le dessin , l’art , j’ai envie d’aller dans des musées ; ça viendra ; ce que je souhaite ? partager des plaisirs » …

« Vivre autre chose tout autre chose : du théâtre d’abord, avoir une famille, des enfants ...»

Christine est Présidente d’un club de huit cent pratiquants ; élue dans sa Ligue : « Je suis devenue prof d’EPS en collège et prof de judo en club ; Aussi ai je été amenée à cultiver une image de femme forte ,pour me faire reconnaître  ; quand on est une femme , il faut toujours prouver ! Maintenant je travaille plus sérieusement dans mon club, en collaboration large par petits groupes et les responsabilités sont réparties de façon collégiale ; avec, l’enrichissement de personnes compétentes Certes il y a eu des accrocs, des conflits : une carapace est parfois nécessaire pour tenir !

Céline ex compétitrice, devenue journaliste : Dans mon service, je suis la seule femme …Avec aucun droit à l’erreur ; il me faut être sympa, évoluer en douceur … ; sans perdre la foi ! Le judo m’a appris à tempérer mon stress à dépasser les périodes de déprime , à mieux supporter les claques. Face aux mecs, tenir un équilibre visible quoiqu’il arrive ; ne jamais, paraître en quoique ce soit tire au flanc; toujours débordante d’énergies jamais fatiguée, jamais en arrêt maladie. Je sais maintenant jouer ce rôle, avec fierté et énergie ; avant d’avoir été athlète, je refoulais ;…sans le judo ,je n’en aurais pas été capable … Pour moi, tenir dans ce service des sports est un vrai défi ; j’assure des reportages ; j’ai envie d’avancer, j’ai envie de tout  ; si je me pose tant soit peu, s’en est fini de moi. Toujours des défis, à la limite ….!

Cécile, CTN et entraîneur e chez les féminines, après avoir été championne olympique et CTR en Pôle France : Je pense occuper ce poste jusqu’aux prochaines olympiades …Il faut que je réussisse …On attend plus d’une femme , que d’un homme …mais je ne suis pas complexée d’être femme , je ne l’ai jamais été . Reste à conjuguer ma famille ( un mari et deux garçons ) avec mes obligations professionnelles …Car nous avons des week end de compétition à assurer … 


« Les femmes sont étonnantes d’endurance, de longévité ; elles sont battantes, avec un regard énigmatique, « en sympathie » !

Une dernière parole de jeune sportive :
« Le judo m’a appris et me permet chaque jour d’avoir des envies le matin et des rêves le soir ;
Ainsi on ne vieillit pas , on s’épanouit ! »
Femmes passionnées.pdf

jeudi 22 janvier 2015

Vers une reprise de ce blog «  Divagations plurielles d'une Grand-Mère …. » en cette mi janvier 2015

Quand une Aïeule cherche à s'exprimer via internet, et ce, malgré d'amicaux accompagnements, ça fait des Couacs ! Cette Aïeule, têtue ou motivée, après une année de silence, se décide à remettre ça avec plus de légèreté et non moins de pertinence, du moins de ce qu'elle considère comme « pertinence » ! A vous de voir si ce qu'elle produira vous paraît tenir la route ou plutôt emprunter des sentiers de traverse ! A vous donc, l'accueil et la critique. Merci.
« Ma  feuille de route » ? (selon un titre galvaudé et cela pour paraître « à la page » ! ) Grâce à Véro mon amie je me ré installe dans ces « catégories » de thèmes ouverts en janvier 2014, ainsi que dans le fil chronologique d'articles qui vont s'égrener… Toute fois, je vais essayer de faire des progrès, et merci à celles et ceux qui m'y aideraient. Au rythme des événements et de mes énergies déclinantes, vous trouverez, si vous le voulez bien, des articles et vos interventions critiques, suggestives ou encourageantes ! A « Plus » avec le plaisir de vous lire ou de vous rencontrer !
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Des vœux en cette fin d'année 2014....  

Entre les uns et les autres, au rythme d'imprévus, se trament des croisements certes furtifs mais toujours plaisants ! L'Aïeule que je suis devenue, de loin en loin, ainsi vous devine : je vous vois évoluer, façonner des horizons nouveaux, tisser vos vies ... tandis que, entre Algérie, Palestine et autres destinations, au rythme des opportunités, je tente de mettre en mots, avec mes fragilités et rugosités des réflexions autour d' expériences vécues et de rencontres partagées Des « mots » tracés à votre destination, que vous lirez « si le cœur vous en dit » !

Acrobates, musiciens, cavaliers, écrivains, lecteurs, scrutateurs, chercheurs, boulangers, traiteurs, musiciens, bricoleurs, cuisiniers, chanteurs, jongleurs, joueurs, inventeurs et tripatouilleurs en tous genres... je vous souhaite de sympathiques et salutaires rebonds, évidemment tous novateurs, à chacun « comme il vous plaira » ! A vous qui m'êtes si importants ! 31-12-2014
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